La photo du jour, des premiers pas à l’age adulte.  Jean-Noël VEAU

 

Pour qu’un travail soit intéressant, il se doit d’être rigoureux et obéir à quelques règles.

Certaines sont restées fidèles à elles même, d’autre ont évoluées, comme il convient avec le temps.

Aux premiers jours, la photo devait être prise entre 00h00 et minuit. Aujourd’hui j’admets qu’une journée débute généralement au levé et se fini au couché. C’est pour cela que si une soirée déborde sur le lendemain, la photo du jour peut être considérée comme celle de la veille.

Mon image dois apparaître au moins une fois, que ce sois tout seul ou en groupe.

Est considéré comme image de moi, la perception directe du corps face à l’objectif (la bonne photo traditionnel + de 90 % des clichés), un élément du corps, une ombre, un reflet, une image déformé naturellement (verre cathédrale etc.) ou numériquement, une emprunte, un flou de mouvement fantomatique, un moulage de mon corps, une macrophoto ou pourquoi pas une tache de sang, voire un jet d’urine. Dans certains cas extrême, la distinction de l’individu n’est plus perceptible, c’est pour cela qu’il est préférable de l’utiliser à bon escient.

Au début, je refusais l’idée d’image numérique pouvant être déformée. Je me battais même contre elle, en exécutant de spectaculaire performance, plutôt que des montages. Aujourd’hui, je n’ai pas renié cette idée de théâtralisation naturelle du corps, mais je me dois de prendre en compte l’image numérique qui a des inconvénients mais aussi des avantages.

Pour éviter de s’y perdre entre réelle et fiction, sachez que tous ce qui paraît extraordinaire (notament les performance en ville) est majoritairement réalisé d’après une action physique et non numérique. Ce dernier support, est intéressant pour représenter des images surréalistes, voir hallucinante. (Exemple : duplication du corps, dépigmentation de la peau, diverse déformation etc.)

La photo du jour a suivi différente période :

- celle où le corps était embelli

- celle où je me dégradais à cause de l’alcool

- celle où j’ai tenté de braver un maximum d’interdit

- celle où j’ai tenté de faire la meilleure photo

- et aujourd’hui, celle ou je considère une photo intéressante, par rapport à son contexte (lieux, entourage) et pas seulement à sa technicité.

Aux détracteurs qui qualifie certaines de mes photos comme immature, je leurs dis qu’une belle image se lit de plusieurs manière :

            -         D’abord par sa Qualité Technique,

      -          mais aussi par sa Sensibilité, l’atmosphère qu’elle dégage.

Et avec ce deuxième point, on comprend mieux les actions furtives, voire mal cadrées, où le trépied diluerait l’essence même de leur force.